Les dépenses contraintes sont définies par l’INSEE comme des dépenses pré-engagées. Ce sont des dépenses difficiles voire impossibles à négocier à court terme. Il s’agit des dépenses liées au logement, aux services financiers, ainsi que les abonnements aux services de télécommunication.



Le poids croissant du logement.

La part des dépenses contraintes est en constante augmentation. En 1951, ces dépenses correspondaient à 12% du revenu disponible des foyers. Aujourd’hui, elles représentent 30% des revenus.

Cette augmentation s’explique par une hausse du coût des dépenses contraintes supérieure à l’augmentation des salaires.  La principale cause de cette augmentation est liée au coût de l’immobilier. En 1960 les dépenses liées au logement représentaient 10% du revenu total. Aujourd’hui, se loger accapare aujourd’hui 20% du revenu total. 

Les dépenses liées au logement représentent à elles seules 57% des dépenses pré-engagées.

Une fois ces dépenses retranchées du revenu, il reste le revenu dit “arbitrable”. C’est le solde disponible après avoir enlevé les dépenses contraintes. Ce revenu est celui qui permet de consommer, d’épargner ou d’investir. 



Un poids qui devient insupportable pour les plus pauvres

Les dépenses pré-engagées représentent en moyenne 30% du revenu total. Ce chiffre révèle pourtant de fortes disparités. Pour les ménages dont les revenus sont inférieurs au seuil de pauvreté, les dépenses contraintes s’élèvent à 60% de leurs revenus disponibles. Le revenu arbitrable moyen est de 1050 euros par mois. Il s’élève à 1530 euros pour les classes aisées mais ne représente que 340 euros pour les ménages pauvres.

Dans ce revenu arbitrable, il y a les dépenses dites “incontournables” c’est à dire celles qui concernent l’alimentation, le transport, la santé et l’éducation.  Si on ajoute les dépenses « incontournables » aux dépenses contraintes, l’ensemble pèse 87% des revenus des plus pauvres, contre 65% pour les plus riches. L’écart est considérable. Les marges de manœuvre financières se réduisent dramatiquement pour les plus pauvres.



Des frais bancaires supplémentaires pour les plus modestes

Avec la quasi totalité de leur revenu pré-engagé, les plus modestes terminent régulièrement les fins de mois à découvert. Ces découverts récurrents engendrent des frais bancaires de découvert exorbitants. Ces incidents bancaires ne sont pas considérés comme des dépenses contraintes. Il sont censés n’être que ponctuels. Pourtant, près de 20% des français dépassent leur découvert tous les mois et 24% tous les trimestres. 

Ce sont principalement les personnes dont les revenus sont inférieurs à 1500 euros qui dépassent tous les mois leur découvert autorisé. Cependant, les revenus plus élevés ne sont pas épargnés non plus. 16% des personnes qui gagnent plus de 3000 euros par mois paient des frais bancaires de dépassement de découvert tous les mois.

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Source

https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/dd25_depenses_pre-engagees_quel_poids_dans_le_budget_des_menages.pdf

http://www.observationsociete.fr/modes-de-vie/logement-modevie/depenses-contraintes-le-poids-du-logement.html

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2018/12/12/20002-20181212ARTFIG00158-les-depenses-contraintes-ces-poids-devenus-insupportables-pour-les-menages.php